La Plume Libre Archives

La Plume Libre Archives

Retrouvez toutes les archives de La Plume Libre.

Vol EgyptAir : des débris de l'avion retrouvés en mer

Vol EgyptAir : des débris de l'avion retrouvés en mer

Au lendemain du crash de l'Airbus A329 d'EgyptAir, mystérieusement disparu avec 66 personnes à bord, des valises ainsi que des restes humains ont été repêchés vendredi au large des côtes égyptiennes.

 

La thèse d'un crash en pleine mer du vol MS804 d'EgyptAir semble se confirmer. Au lendemain de la mystérieuse disparition de l'Airbus A320, alors qu'il survolait la Méditerranée entre des îles du sud de la Grèce et la côte nord de l'Égypte, l'armée égyptienne a annoncé avoir découvert des débris et des effets personnels des 66 passagers du vol Paris-Le Caire. Parmi ces débris, un «membre humain, deux sièges et une ou plusieurs valises» ont été retrouvés a indiqué le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos. Les autorités égyptiennes, qui coordonnent les recherches autour du point de chute présumé de l'avion, ont confirmé que l'armée avait repêché «de nouveaux débris de l'avion, certaines affaires appartenant à des passagers ainsi que des restes humains et des fauteuils d'avion».

Ces débris auraient été localisés «à 290 km au nord d'Alexandrie», «un peu plus au sud» du point de chute présumé de l'avion, estimé par les autorités grecques à 130 milles de l'île de Karpathos, ont précisé les autorités grecques. D'après la compagnie EgyptAir, la zone de recherches couvre désormais un rayon de 65 km.

Des satellites ont par ailleurs détecté une probable nappe de pétrole, «longue d'environ 2 kilomètres» et située «à environ 40 kilomètres au sud-est du dernier emplacement connu de l'avion» d'EgyptAir, selon l'agence spatiale européenne (ESA).

 

Aucune explication

Les autorités espèrent maintenant retrouver les boîtes noires de l'appareil afin d'en savoir plus sur les causes de ce crash. «Toutes les hypothèses sont examinées mais aucune n'est privilégiée», a résumé vendredi matin le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, sur France 2. Jeudi, le premier ministre égyptien, Chérif Ismaïl, a déclaré qu'il était trop tôt pour avancer la moindre explication, y compris celle d'un attentat comparable à celui d'octobre dernier contre un avion russe. Son ministre de l'Aviation civile, Chérif Fathi, a estimé néanmoins que l'hypothèse d'un acte terroriste était plus probable que celle d'une défaillance technique. Mais pour l'heure, aucune revendication n'a été formulée.

L'enquête et les recherches se poursuivent. Un patrouilleur de haute mer de la Marine nationale a appareillé vendredi après-midi de Toulon (Var). À son bord: deux gendarmes officiers de police judiciaire et un sonar qui peut identifier sous l'eau les sons émis par les deux enregistreurs de vol. Il «sera dans deux à trois jours sur la zone de recherche à l'endroit même où ont été détectés des objets» a fait savoir un porte-parole de la Marine. Dès jeudi, Paris avait dépêché trois inspecteurs français du bureau enquêtes et analyse de l'aviation civile (BEA) et un expert d'Airbus arrivés en début de journée au Caire pour prêter main-forte aux enquêteurs égyptiens, grecs et venus de d'autres pays.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article