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À 3h37, le vol Egyptair disparaît des radars

À 3h37, le vol Egyptair disparaît des radars

L'avion Paris-Le Caire serait tombé à 130 milles marins au large de Karpathos. Les habitants de cette île, ainsi que le capitaine d'un navire grec, ont affirmé avoir vu une explosion dans le ciel.

 

Il est 3h26, jeudi 19 mai, quand la tour de contrôle d'Athènes est contactée par le pilote de l'avion Airbus A 320 reliant Paris au Caire qui traverse l'espace aérien grec. Il survole alors l'île de Kéa, à quelques encablures de la capitale hellène et son pilote égyptien, échange avec ses collègues grecs. « Le ton est chaleureux, il nous a même remercié en grec, en disant Efharisto (merci) » affirme Constantin Litzerakos, chef des contrôleurs aériens, rappelant qu'aucun message de détresse n'a été reçu.

 

Onze minutes plus tard, alors que l'avion Egyptair vient d'entrer dans l'espace aérien égyptien, au large de l'île de Karpathos, à 280 km des côtes égyptiennes, le signal disparaît des radars. Les Grecs lancent l'alerte immédiatement et dépêchent un avion de type C 130, puis un deuxième ainsi qu'une frégate.

 

Puis, tout s'enchaîne. Les autorités françaises, chypriotes et égyptiennes se mobilisent rapidement. La France envoie immédiatement un Falcon 50 pour prêter renforts aux recherches.

À 3h37, le vol Egyptair disparaît des radars

À la mi-journée, Panos Kamenos, ministre grec de la Défense, donne des éléments sur ce qu'il qualifie de «crash». Tout porte à croire qu'au moment où l'avion se trouvait à 37.000 pieds, soit près de 11.200 m d'altitude, il a « effectué un virage de 90 degrés à gauche, puis 360 degrés à droite en chutant de 37.000 à 15.000 pieds » avant que son signal disparaisse, a affirmé le ministre, lors d'une conférence de presse. Le ministre a précisé que l'avion était tombé à 130 milles marins au large de Karpathos, alors que des habitants de l'île, ainsi que le capitaine d'un navire maritime, battant pavillon grec et traversant, avancent avoir vu une explosion dans le ciel. Si rien n'a été confirmé, les recherches ont continué jusque tard dans la nuit.

 

Les renforts de France sur zone

Mais déjà, en fin d'après-midi, une annonce du ministère grec de la Défense, affirmait que des « objets en plastique et des cordes » avaient été retrouvés à 50 milles marins du point où le signal de l'avion a disparu. Quinze minutes plus tard, le pilote du C130 grec mentionne un objet en plastique de couleur argent se trouvant sous la surface de la mer alors que le C 295 égyptien ėvoquait, a priori, des gilets de sauvetage. Les deux avions ont parcouru toute la journée la région, à 130 milles de l'île de Karpathos et à 200 milles de l'île de Crête, dans le cadre de l'opération Search and Rescue. Des renforts de France, avec un Falcon 50, sont vite arrivés sur zone ainsi qu'un avion de patrouille maritime américain. Pour repêcher ces objets et les analyser, la marine grecque a envoyé des navires sur zone. Dans la soirée, le vice-président d'Egyptair annonçait sur CNN la découverte de l'épave. «Nous avons retrouvé l'épave», a déclaré Ahmed Adel à la journaliste Christiane Amanpour, sans davantage de précisions.

La mobilisation reprendra dans tous les cas à l'aube ce vendredi. Dans le même temps, les autorités grecques enquêtent sur des témoignages d'explosion de l'appareil en plein vol. Des habitants de l'île de Karpathos ainsi qu'un navire commercial auraient vu une boule de feu tomber du ciel, très tôt jeudi matin. Une vidéo circule sur Internet montrant cette chute, mais personne ne confirme le lien avec l'Airbus A 320 pour le moment. Les autorités grecques ne veulent exclure aucune piste sur les causes de ce crash.

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