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Blocages : le patronat « tire le signal d'alarme »

Blocages : le patronat « tire le signal d'alarme »

Les entreprises commencent à tourner au ralenti à cause du durcissement du mouvement de grève lancé par la CGT qui bloque les raffineries. L'ensemble des organisations patronales interpelle le gouvernement.

 

La situation devient difficile pour les entreprises. Le patronat interpelle ce mercredi matin le gouvernement pour qu'il mette fin à la stratégie de blocage adoptée par la CGT pour obtenir le retrait du projet de loi El Khomri. «Nous, représentants des entreprises, tirons aujourd'hui le signal d'alarme. Les grèves dans les transports et les difficultés d'approvisionnement en carburant commencent à impacter l'activité économique dans notre pays», lance, dans un rare communiqué commun, l'ensemble des organisations patronales. Toutes, malgré leurs différends, ont signé le texte: Medef, CGPME, UPA (artisans), FNSEA (agriculteurs), UNAPL (libéraux) et Udes économie sociale et solidaire.

Le leader de la CGT, Philippe Martinez, se défend d'être «coupé des salariés»? Les employeurs lui répondent que «cette situation ne peut perdurer sans conséquences graves pour les entreprises mais également pour les salariés, confrontés à des difficultés quotidiennes grandissantes». En effet, «certaines entreprises tournent au ralenti, les plus fragiles d'entre elles voyant même leur existence menacée».

 

« Il y a un droit de la grève »

Philippe Martinez a beau prévenir les velléités de «s'opposer au droit de grève»? Medef, CGPME, UPA, UNAPL, FNSEA et Udes répondent qu'on en n'est plus là. «Si la grève est un droit, il y a également un droit de la grève qui ne peut avoir pour seule finalité de semer le désordre». Selon les organisations, «la surenchère actuelle dépasse le cadre acceptable d'un mouvement de contestation, estime-t-il. La violence des propos et des actes ne sont pas admissibles».

Le patronat s'aligne même sur le discours du syndicat réformiste CFDT au sujet des conséquences politiques du jusqu'au-boutisme de la CGT. «Si l'on préfère miser sur l'extrême gauche en lui accordant une place surdimensionnée à un moment où par ailleurs le FN prospère, ce sera la porte ouverte à l'hystérisation, la fragmentation et la radicalisation de notre société», a déclaré Laurent Berger au Parisien ce mercredi. Les chefs d'entreprise ne disent pas autre chose: «Les acteurs du dialogue social, quels qu'ils soient, doivent, eux, mesurer les conséquences de leurs actes dans un contexte économique difficile conduisant à des replis identitaires».

Bref, les entreprises en appellent au gouvernement pour débloquer la situation. Le premier ministre a assuré que telle était sa volonté. «Nous continuerons à évacuer les sites, les dépôts qui sont aujourd'hui bloqués par cette organisation», a-t-il déclaré mardi soir.

Le patron du Medef, par ailleurs, a réagi en son nom ce mercredi midi, plaçant dos à dos gouvernement et CGT.

 

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